Norme NF EN 1335 : Que garantit-elle pour votre siège de bureau professionnel ?

Deux collègue de travail en train de discuter dans un bureau autour d'un sujet sur un ordinateur

Le choix d'un siège de bureau professionnel ne doit jamais être laissé au hasard, car l'assise est le premier rempart contre les Troubles Musculo-Squelettiques (TMS) et les douleurs chroniques liées à la sédentarité. Dans l'univers de l'aménagement de bureau, la norme NF EN 1335 fait office de référence européenne incontournable pour garantir qu'un siège est réellement adapté à un usage professionnel intensif. Cette norme permet de distinguer un simple fauteuil domestique d'un véritable outil de travail conçu pour préserver la santé et la performance des collaborateurs.


Table des matières

  1. Qu’est-ce que la norme NF EN 1335 ?

  2. Les trois piliers de la norme : Dimensions, Sécurité et Résistance

  3. Réglages obligatoires : Pourquoi la modularité est la clé de l’ergonomie

  4. La norme comme bouclier contre les TMS et le mal de dos

  5. Impact stratégique : QVCT, performance et retour sur investissement (ROI)

  6. Au-delà de la norme : Les sièges spécifiques (24/7, Handicap, ESD)

  7. Faire de la norme un standard de bien-être au travail


1. Qu’est-ce que la norme NF EN 1335 ?

La norme NF EN 1335 est un standard européen qui définit les exigences de sécurité, de résistance et de durabilité pour les sièges de travail de bureau. Elle s'applique aux sièges utilisés par des adultes pour des tâches de bureau quotidiennes d'une durée d'environ 8 heures. Pour les entreprises, s'équiper de mobilier conforme à cette norme s'inscrit dans une démarche de Qualité de Vie et des Conditions de Travail (QVCT) et de respect de la réglementation.

Elle garantit que le siège a été testé pour supporter les contraintes d'un environnement professionnel, où l'utilisateur change fréquemment de posture et sollicite mécaniquement les différents réglages. Opter pour un siège certifié, c'est s'assurer d'un investissement durable qui limite les risques de casse prématurée et d'accidents du travail.


2. Les trois piliers de la norme : Dimensions, Sécurité et Résistance

Un siège conforme à la norme NF EN 1335 doit répondre à des critères stricts répartis sur plusieurs axes fondamentaux pour assurer le confort et la protection de l'utilisateur.

Des dimensions adaptées à la morphologie humaine

Le premier volet de la norme concerne les dimensions. Pour être considéré comme ergonomique, un siège doit pouvoir s'adapter à une large variété de morphologies, des personnes les plus petites aux plus grandes. Cela inclut des plages de réglages spécifiques pour la hauteur de l'assise, la profondeur de l'assise (souvent via une translation d'assise) et la hauteur du dossier. Ces dimensions minimales et maximales permettent d'éviter les points de compression sous les cuisses et de garantir un bon appui des pieds au sol, éléments cruciaux pour la circulation sanguine.

La sécurité et la stabilité

La sécurité est une priorité de la norme NF EN 1335. Elle impose des tests de stabilité pour éviter que le siège ne bascule vers l'avant, l'arrière ou les côtés, même lorsque l'utilisateur s'assoit sur le bord ou s'incline fortement. Le choix des roulettes, du vérin (piston à gaz) et de l'embase à cinq branches est ainsi strictement contrôlé pour prévenir toute chute accidentelle.

Résistance et durabilité mécanique

En milieu professionnel, un siège subit des milliers de cycles d'utilisation par an. La norme garantit que le châssis, les mousses haute résilience et les mécanismes de bascule résistent à l'usure du temps. Les tests incluent des simulations de poids et de mouvements répétés pour s'assurer que le siège ne s'affaisse pas et que les réglages conservent leur précision sur plusieurs années.


3. Réglages obligatoires : Pourquoi la modularité est la clé de l’ergonomie

Un siège ne peut être qualifié d'ergonomique s'il n'offre pas une modularité complète permettant de replacer l'individu au centre de son environnement de travail. La norme NF EN 1335 encourage l'intégration de mécanismes avancés qui favorisent l'assise dynamique.

Le réglage en hauteur (Vérin)

Le choix de la hauteur du vérin est fondamental pour aligner le corps par rapport au plan de travail. Un siège certifié doit permettre un réglage fluide pour que les coudes forment un angle de 90 degrés avec le bureau, évitant ainsi les tensions dans les épaules et les cervicales.

Le dossier et le soutien lombaire

Le dossier doit impérativement comporter un soutien lombaire réglable ou adaptable pour épouser la courbure naturelle de la colonne vertébrale. Cela permet de réduire les douleurs au bas du dos (lombalgies) et de limiter la fatigue musculaire en fin de journée.

Les accoudoirs (3D ou 4D)

Pour soulager le poids des membres supérieurs et prévenir les tendinites ou le syndrome du canal carpien, les accoudoirs doivent être réglables en hauteur, et idéalement en largeur et profondeur. Un siège NF EN 1335 offre souvent ces options pour permettre aux bras de reposer sans forcer sur les trapèzes.

Si vous hésitez encore sur le modèle à adopter, notre guide complet pour bien choisir son siège de bureau en 2026 vous donnera toutes les clés pour décider.

4. La norme comme bouclier contre les TMS et le mal de dos

Les Troubles Musculo-Squelettiques (TMS) sont la première cause d'absentéisme et de désinsertion professionnelle. En garantissant une posture saine, la norme NF EN 1335 agit directement sur les causes physiologiques de ces maux.

  • Réduction de la pression discale : Grâce aux mécanismes synchrones (où l'assise et le dossier bougent ensemble), le siège suit les mouvements de l'utilisateur, évitant ainsi la stagnation posturale qui est fatale pour les disques intervertébraux.

  • Amélioration de la circulation : Une assise bien dimensionnée évite la compression de l'artère fémorale, limitant la sensation de jambes lourdes et les fourmillements.

  • Prévention des douleurs cervicales : Un siège bien réglé permet de maintenir le regard à l'horizontale face à l'écran, surtout s'il est combiné avec un bras articulé écran ou un rehausseur.

L'ergonomie, telle que définie par ces standards, est donc un levier de santé au travail indispensable pour toute organisation souhaitant protéger ses collaborateurs.


5. Impact stratégique : QVCT, performance et retour sur investissement (ROI)

Pour une entreprise, l'achat de sièges conformes à la norme NF EN 1335 ne doit pas être perçu comme un coût, mais comme un outil stratégique pour la performance globale.

Améliorer la productivité

Un employé qui ne souffre pas de son dos ou de sa nuque est un employé plus concentré et productif. L'inconfort physique génère une fatigue cognitive qui nuit à la qualité du travail. En investissant dans du mobilier certifié, l'entreprise crée un environnement propice à l'efficacité.

Réduction de l'absentéisme et ROI

L'absentéisme lié aux maladies professionnelles représente un coût faramineux pour les organisations. Les études montrent que la prévention des risques ergonomiques offre un Retour sur Investissement (ROI) positif : le coût d'un bon siège ergonomique est largement compensé par la réduction des arrêts maladie et l'augmentation de la longévité professionnelle des salariés.

Marque employeur et recrutement

Dans le cadre de la Qualité de Vie au Travail (QVT), offrir un matériel de haute qualité est un signal fort envoyé aux salariés et aux candidats. Cela démontre que l'entreprise prend soin de la santé de ses équipes, ce qui favorise l'engagement et la rétention des talents.


6. Au-delà de la norme : Les sièges spécifiques (24/7, Handicap, ESD)

Si la norme NF EN 1335 couvre la majorité des usages de bureau classiques, certains environnements nécessitent des certifications ou des caractéristiques encore plus poussées.

  • Sièges 24/7 et salles de contrôle : Pour des postes de surveillance fonctionnant en continu, les sièges doivent répondre à des exigences de robustesse extrêmes, bien au-delà des 8 heures quotidiennes de la norme standard.

  • Sièges adaptés et Handicap : Pour les salariés souffrant de pathologies lourdes ou de handicaps spécifiques (névralgie pudendale, arthrodèse, besoins hors gabarit), la médecine du travail peut prescrire des sièges curatifs sur-mesure. L'aménagement de poste avec des organismes comme Cap Emploi permet alors d'intégrer des solutions spécifiques. 

Pour en savoir plus, consultez notre article sur la Médecine du travail : Comment obtenir une prescription pour un siège ergonomique ?.

  • Industrie et zones ESD : Dans les ateliers de production ou les laboratoires, les sièges doivent non seulement être ergonomiques mais aussi répondre à des normes de protection contre les décharges électrostatiques (ESD) ou de facilité de nettoyage (Cleanroom).


7. Faire de la norme un standard de bien-être au travail

La norme NF EN 1335 est bien plus qu'une simple contrainte technique ; elle est la garantie que votre siège de bureau est un partenaire de votre santé. En choisissant des produits certifiés, qu'il s'agisse de sièges de marques reconnues comme Ekiflex ou Solace, vous investissez dans une solution durable et efficace contre le fléau des TMS.

L'ergonomie au travail doit être envisagée de manière globale : un excellent siège conforme à la norme gagne en efficacité lorsqu'il est associé à un bureau assis-debout, à une souris verticale et à une sensibilisation des salariés aux bonnes postures. En replaçant l'individu au centre de la conception des espaces de travail, les entreprises de 2025 et 2026 s'assurent une performance pérenne et un climat social apaisé.

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